CinéCens : « Anatomie d’une chute »

Il meurt au pied de leur maison, elle est inculpée. Procès ou dissection du couple ?
En plein festival de Cannes, CinéCens propose de (re)découvrir le lauréat de la Palme d’Or 2023 : « Anatomie d’une chute« , de Justine Triet (2023, 2h30)

Synopsis : « Qu’est-ce que vous voulez savoir ? » Sandra, écrivain allemande reconnue, interviewée par une étudiante chez elle, un chalet isolé à la montagne. Son fils de 11 ans, malvoyant, s’occupe du chien. À l’étage son mari travaille. Ou il fait semblant, poussant le volume de la musique à fond. Le spectateur en saura beaucoup sur Sandra. Sa vie privée, son travail, ses infidélités, tout son linge, sale ou propre, sera déballé sur la place publique au cours de son procès. Elle est accusée d’avoir tué son mari, retrouvé le crâne fracassé au pied de leur chalet. Suicide ou homicide ? Mais à la fin, la vérité se dérobe. Un doute subsiste. On le doit à l’interprétation de Sandra Hüller, implacable, opaque, rétive à toute concession. On le doit surtout à l’écriture et à la mise en scène de Justine Triet. De l’interview journalistique à l’interrogatoire judiciaire, la parole n’est jamais neutre dans Anatomie d’une chute. Elle instaure un rapport de force. Si Triet aime tant filmer les tribunaux c’est par goût de la joute oratoire, forme qui assume pleinement le sens du combat.

Avant la projection, Alexis Thébaudeau animera une mini-conférence, dans le cadre de cette séance « Avant-Scène », sur le thème des films de procès.

L’avis de Jean-Yves : « Suicide ou meurtre ? A la fin du film, la vérité se dérobe. Un doute subsiste. On le doit à l’interprétation de Sandra Hüller, implacable, opaque, rétive à toute concession. Et surtout à l’écriture et à la mise en scène de Justine Triet & A Harari. »

Infos pratiques : Début de séance à 20h au théâtre de la Gobinière.

Plus d’infos & réservation sur www.cinecens.net.

Localisation :
37 avenue de la Ferrière, 44700 Orvault

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