Lundi et mardi derniers, dans le prolongement des travaux annoncés et engagés depuis plusieurs mois, neuf mobil-homes ont été installés sur le terrain d’insertion temporaire du Haut-Cormier, situé près du Bois-Cesbron, destiné à des familles Migrants d’Europe de l’Est. Dans le même temps, plusieurs épaves de voitures ont été retirées du bidonville situé à la Jalière. Ces actions s’intègrent dans la stratégie de résorption des bidonvilles mise en œuvre à Orvault.

Il reste actuellement deux bidonvilles dans la commune, installés en 2013. Le bidonville de la Jalière héberge 44 personnes, contre plus de 120 en 2020, et 11 personnes vivent sur celui de Rouxel. En décembre 2024, le bidonville du Bois Cesbron a été fermé, en relocalisant notamment certaines familles sur l’ancien bidonville du Petit Raffuneau, aménagé en terrain de stabilisation par Nantes Métropole. Il a accueilli au total neuf familles afin d’entamer un parcours d’accès à un logement.
À Orvault, la stratégie, présentée au conseil municipal de juin 2022, est mise en œuvre dans une logique à la fois humaine, responsable et durable, au bénéfice à la fois des familles concernées et des riverains des bidonvilles.
Des solutions adaptées à chaque situation
La démarche de la collectivité repose sur un diagnostic sociologique et des évaluations sociales individualisées, réalisés par des associations spécialisées financées par l’État et le Département. Ces évaluations permettent d’orienter les familles vers les solutions les plus adaptées et de manière graduée :
- Le terrain de transition au Petit Raffuneau, équipé de sanitaires par Nantes Métropole afin de garantir des conditions de vie plus dignes, même si les conditions d’habitat restent précaires, dans l’attente d’une solution d’intégration pérenne. Cette solution a été largement plébiscitée depuis sa mise en œuvre.
- Le terrain d’insertion au Haut-Cormier, composé de neuf mobil-homes, permettant un accueil temporaire de 12 à 18 mois avant un accès au logement social classique. Aménagé sur un terrain viabilisé, proche des transports en commun et à distance des premières habitations, cet espace accueillera neuf familles début avril. Ce projet est financé à 83% par Nantes Métropole, la part restant à la charge de la Ville d’Orvault s’élevant à 200 000 € d’investissement et 9 000 € par an pour le fonctionnement et le suivi social. Les familles y signeront un contrat d’occupation, avec une redevance adaptée à leurs ressources et le paiement des fluides, et bénéficieront d’un accompagnement social.
- L’accès au logement social, lorsque les conditions sont réunies.
A noter que les situations délictueuses relèvent, quant à elles, de l’action de l’État, via la Police nationale et la Justice qui sont également associées à la démarche.
Une mobilisation collective indispensable
La réussite de cette stratégie repose sur une coordination étroite entre l’État, le Conseil départemental, Nantes Métropole et la commune. C’est le sens des réunions régulières organisées par la Ville et du contrat partenarial à l’échelle métropolitaine. La libération complète de chaque terrain permet ensuite sa sécurisation, afin d’éviter de nouvelles installations, et de lui rendre son usage initial.
Le site du Bois Cesbron a ainsi pu être dédié comme prévu de longue date au chantier du futur centre technique métropolitain. C’est la même stratégie qui est à l’œuvre sur le site de la Jalière où chaque départ est l’occasion de diminuer le périmètre du bidonville tout en assurant le nettoyage progressif du site avec ses occupants afin de le rendre à sa vocation économique initiale.