Depuis le 17 décembre, l’antenne orvaltaise des Restos du Cœur reçoit son public dans de nouveaux locaux loués à titre gracieux par la Ville, rue Albert de Dion. Le nouveau site a été officiellement inauguré le vendredi 24 janvier en présence de Jean-Michel Griffon, président des Restos du Cœur de Loire-Atlantique, de Karim Benbrahim, député, de Jean-Sébastien Guitton, maire d’Orvault, de Valérie Dreyfus, adjointe déléguée à la cohésion sociale, et de Laurent Dubost, conseiller départemental.
Vendeuse du terrain de la rue de Solay, mis à disposition des Restos du Cœur depuis 2006 pour leur activité, la Ville s’était engagée à reloger l’association et ses 60 bénévoles dans des locaux plus adaptés. Elle a pour cela acquis un nouvel emplacement au 6 ter rue Albert de Dion (430 k€), et réalisé des travaux de rénovation et d’agrandissement (180 k€) entre juin et novembre 2024.
La mise à disposition est consentie à titre gracieux, l’association devant s’acquitter des charges courantes.
Des locaux fonctionnels
Le site de 275 m2, accessible aux personnes à mobilité réduite, se compose d’un grand espace d’accueil et de distribution, d’une cuisine aménagée, d’un local de stockage ainsi que de bureaux et d’une salle de réunion. Des espaces mutualisés ont également été prévus, dont une salle d’activité qui sera partagée avec d’autres associations orvaltaises.
Le projet a été conçu dans un souci environnemental, avec l’installation d’une pompe à chaleur, d’une ventilation double flux et d’un éclairage LED basse consommation. La préservation des arbres alentours a été priorisée pour que le bâtiment s’intègre parfaitement dans son environnement.
Une réponse concrète aux besoins émergents
« Ce transfert va d’abord nous permettre de répondre aux besoins croissants », indiquent Jacqueline Belhamiti et Marie-Odile Baudon Belleil, référentes du centre Orvault. Entre les hivers 2022-2023 et 2023-2024, le nombre de familles accompagnées par les Restos du Cœur a en effet augmenté de 37 % (520 foyers en 2023-2024). Cette évolution témoigne de la hausse de la précarité socio-économique,que le groupe de travail sur la précarité alimentaire (composé d’acteurs qui œuvrent dans le secteur de la solidarité et animé par le CCAS d’Orvault) constate depuis quelques mois sur notre territoire.
« Les retours des bénéficiaires comme des bénévoles sont très positifs. L’espace de distribution est clair et spacieux, ce qui rend les conditions d’accueil agréables. Pour l’instant nous prenons nos marques et le public est au rendez-vous. »
À moyen terme, l’association souhaite par ailleurs développer de nouvelles activités. Une borne numérique vient d’être installée, pour proposer un accompagnement dans les démarches d’accès aux droits aux personnes rencontrant des difficultés. Dans le nouvel atelier cuisine, on projette d’apprendre aux bénéficiaires à préparer des plats à base de produits qu’ils ne savent pas cuisiner et refusent lors des distributions. « Nous devons pour cela prendre le temps de bien sonder les besoins et de trouver des bénévoles souhaitant s’investir sur ces nouvelles missions », précisent Jacqueline Belhamiti et Marie-Odile Baudon Belleil.
D’ici là, les deux référentes ont proposé d’accueillir la prochaine réunion du groupe de travail « précarité alimentaire » dans l’équipement tout neuf.