Reconstituer 400 ans d’histoire familiale et réunir les descendantes et descendants d’un couple du 17e siècle ? C’est le pari qu’a relevé l’association Orvault Généalogie. Après 14 mois de recherches, environ 200 membres de la grande famille Tendron-Lemerle se sont retrouvés, samedi 13 septembre, à l’Odyssée, le temps d’une cousinade chaleureuse et marquante, entre rencontres et anecdotes.
L’association Orvault Généalogie, constituée d’environ 25 bénévoles, a recherché durant plus d’un an les descendantes et descendants du couple François Tendron (1607 – 1680) et Yvonne Lemerle (1618 – 1679). Cinq de leurs dix enfants ont encore une descendance aujourd’hui. « Nous avions déjà, au club, un arbre généalogique de cette famille, de 17 mètres, dont la première ébauche était orvaltaise. Nous nous sommes dit, pourquoi pas le continuer ? » explique Véronique Pabois, la présidente de l’association qui a mené les recherches. « Nous nous sommes appuyés sur le site spécialisé Généanet pour retrouver et contacter les membres de cette grande famille. Aujourd’hui, environ 200 personnes ont fait le déplacement des quatre coins de la France, de la région évidemment mais aussi de Paris ou encore de la Drôme… et même d’Angleterre ! Toutes les générations se sont retrouvées, d’une dame de plus de 93 ans à un bébé de quelques mois seulement. » Pour l’occasion, le club associatif a organisé un quiz pour favoriser les échanges entre les participants et participantes et mieux se connaitre. « Par exemple, on leur a demandé combien d’enfants avait eu le couple le plus proliférateur », précise la bénévole.
Un travail collectif
Parmi les participantes et participants, Emilie, 27 ans, et sa mère Florence sont venues de Paris spécialement pour l’évènement. « C’est important pour nous d’être présentes à ce rendez-vous car c’est la famille, notre famille. C’est une belle occasion de partager des moments conviviaux, de revoir des personnes que l’on voit rarement et de rencontrer des parents éloignés », se réjouit Florence. « C’est un vrai travail collectif qui a été mené, tout le monde a rempli sa part et en voici l’aboutissement ». En effet, sa fille, Emilie, historienne et passionnée de généalogie depuis 10 ans, a elle-même contribué aux recherches, après avoir été contactée par l’association orvaltaise. « J’avais déjà fait un arbre généalogique mais celui-ci est particulier : c’est celui de ma famille. Pour moi, c’est vraiment une chouette aventure de partir à la recherche de cousins éloignés, de les contacter et d’en découvrir d’autres. Grâce à cette cousinade, j’ai pu prendre de nouveaux contacts, établir de nouveaux liens familiaux et échanger avec des personnes tout aussi intéressés que moi par la généalogie. »
L’arbre généalogique s’étendait sur près de 50 mètres dans la grande salle de l’Odyssée. Ainsi, chacun et chacune pouvait le lire, s’y reconnaitre et l’annoter de post-its pour compléter de nouvelles naissances ou y apporter des informations supplémentaires.
« Tout ça, c’est une histoire de famille ! » conclura Véronique Pabois.