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La route de Rennes, du pont du Cens à la mulonnière

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L'histoire de la route de Rennes commence avec les Romains.

A l’origine, le pays d’Orvault est une vaste forêt qui s’étend jusqu’aux abords de la ville de Nantes. Ce sont les Romains qui les premiers ont modelés le pays en y ouvrant des voies. La toute première de ces voies est la route de Rennes.

Porte ouverte sur la Bretagne, la route de Rennes commence par le Pont du Cens qui n’est pas né d’hier. Un écrit du XIIIème siècle (1248) mentionne le Pont d’Ausance. Tout au long du Moyen-Age, ce pont reste l’unique passage pour aller de Nantes à Saint-Malo en passant par Rennes.

Indispensable au passage des populations et des marchandises, le site connaît alors une intense activité. Ici et là des maisons se construisent habitées par les populations rurales qui viennent travailler à Nantes. Le café restaurant "au Pont du Cens" est inauguré en 1839.

 

Le vendredi soir on voit passer sur la route de Rennes des voitures bâchées qui viennent de Nozay, Blain, Héric et Saffré. Ce sont les marchandes de beurre et œufs qui viennent à Nantes écouler leurs produits. Elles s’arrêtent au pont du cens dans un hôtel où elles couchent à cinq ou six dans une chambre. Le lendemain, très tôt, elles installent leurs marchandises dans les différents marchés de Nantes.

 

1910 - La Compagnie des tramways de Nantes installe une ligne jusqu’au Pont du Cens qui accueille alors le terminus de la ligne. Le mouvement des populations y est alors plus dense. Les ouvriers prennent le tramway pour aller travailler en ville et dans le sens inverse les promeneurs du dimanche viennent découvrir la campagne orvaltaise, flânent le long du Cens ou rejoignent le bourg à pied ou en vélo.

 

1911- L'arrivée du tramway entraîne l'installation de quelques nouveaux commerces comme l'épicerie de la famille Fortin.

 

1918 - La cidrerie Boiteau avec ses 15 salariés s'installe au 89 route de Rennes. A partir de 1930, la cidrerie fabriquera une eau gazeuse commercialisée sous la marque "Pétillante". La production de cidre s'arrêtera en 1958 et l'entreprise quittera le quartier en 1976 pour s'installer à la Chapelle-sur-Erdre.

Sur la photo, on voit en premier plan un immense tas de pommes

 

Entre les deux guerres mondiales, on rencontrait tout au long de la route de Rennes une foule d'enseignes aujourd'hui disparues : les chaussures FOUCAUD, la charcuterie BERTINAUD, la fromagerie PENEAU, un cinéma "Le Ciné Cens"…

 

Il y avait également l'élevage de poussins de M. HAMON, la saboterie de Mme BAUD, l'herboristerie LEPAROUX, la poissonnerie MENARD, la cordonnerie BLARD, la boucherie des Frères CHARRONS, la minoterie PAJOT.

Sur la carte postale ci-dessus on voit la cheminée de la minoterie avec l'inscription VP (Victor Pajot).

 

Plusieurs marchandes de galettes travaillaient dans de petites cabanes au pont du cens et au bout des pavés. Les galettes de la Mère Goupil étaient réputées car la crêpière faisait « des galettes grandes comme des ronds de barriques. »

Le bout des pavés dans les années 40

On comptait également 9 épiceries, 3 garages et 9 cafés dont "Le Terminus" à l'angle de la rue Félix Vincent. En 1986, ce café sera détruit par un incendie.

14 août 1944 - Les américains arrivent à Nantes par la route de Rennes. Ils ont franchi sans souci la tranchée anti-char,s aménagée par les Allemands en haut de la route de Rennes (après la rue de la Reynière).

 

1958 - La construction de l'église Notre Dame de Lourdes s'achève. Elle est l'oeuvre de l'architecte nantais Yves Liberge qui a imaginé une église en béton. Elle remplace une petite église construite fin XIXème siècle suite aux dons de particuliers comme la famille Vincent.

 

 

le 25 janvier 1958 - Le dernier tramway circule sur la ligne Pont de Cens - Saint-Joseph. Il est remplacé par une desserte de bus.

 

Dès les années 50, de grands ensembles sont construits au Bois St Louis et des habitations au pont du Cens.

 

De nouvelles maisons apparaissent le long de la route de Rennes. Photo prise depuis le clocher de N.D. de Lourdes.

 

Début des années 70, Le château de la Berthelotière de style Louis XVI avec sa cour d'honneur, sa grille en fer forgé et sa chapelle, est démoli pour laisser la place à des résidences.

 

2004 - Le projet  de la ZAC du bout des pavés entre dans sa phase de réalisation. Plusieurs maisons au bord de la route sont détruites.

 

 

2006 - La ZAC s'achève avec 237 logements construits (maisons individuelles ou collectifs) et l'aménagement de plusieurs rues. Aujourd'hui, on compte 900 logements sur les quartiers du pont du Cens, de la Praudière, du bout des pavés et de la Mulonnière. La proximité de la Vallée du Cens apporte à ce territoire une qualité de vie.