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Parvis de l'Europe

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Circuit 1 (violet) - Parcours Petit-Chantilly / Ferrière - Parvis de l'Europe, Lycée Nicolas Appert

« Ceci n’est pas une mappemonde »

Auteur : l’artiste nantais Éric Fonteneau

Si le lycée Appert possède sur son parvis (parvis de l'Europe) une œuvre d’art c’est en raison d’une procédure spécifique de commande d’œuvres d’art à des artistes, dans le cadre d’une construction publique. En effet, cette procédure, nommée "le 1% artistique", impose aux maîtres d'ouvrages de réserver un pour cent du coût de leur construction pour la commande ou l'acquisition d'une ou plusieurs œuvres d'art, spécialement conçues pour le bâtiment considéré.

L’œuvre intitulée « Ceci n’est pas une mappemonde ! » est signée Éric Fonteneau, celui-là même qui a réalisé une fontaine à Nantes dans le square Mercoeur aujourd’hui démontée. Dans une interview l’artiste expliquait : « Le socle existait avant mon projet car dès le début, les architectes prévoyaient d’installer une œuvre d’art à l’entrée du lycée. J’ai alors imaginé une mappemonde en volume. Ce qui n’existe pas puisque la définition d’une mappemonde c’est la représentation à plat du monde".» L’artiste, passionné de géographie, a pris comme base de travail une cartographie du monde. Il y a découpé des formes géométriques, rapproché les continents et finalement créé son propre monde. "Au final cela donne une forme originale, sorte de cocotte en papier, posée en équilibre sur trois points".

Construite en 1991 par l’entreprise Fresnois à Chantenay, (le lycée a été inauguré en 1989) la sculpture fait 8,60 m de long pour une hauteur de 4,60 m. Elle est également réalisée en inox. Toutefois, l’artiste émet deux regrets. "J’avais imaginé un éclairage particulier qui malheureusement ne s’est pas concrétisé. De plus, le socle devait être engazonné. La couleur verte de l’herbe devait répondre au rouge des bâtiments du lycée. Ces deux éléments auraient renforcé l’effet visuel de la sculpture.".

*Petite anecdote : 22 ans plus tard, la sculpture sert d’abri pour les étudiants quand il pleut.

Le lycée possède une deuxième œuvre intitulée "Rampe d'accès"

"Rampe d’accès", date de 1990. "La commande des architectes était de maquiller un cylindre en béton, renfermant un ascenseur et qui desservait l’internat des filles. En observant l’architecture du bâtiment, très futuriste à l’époque, j’ai souhaité créer une ambiance Science-Fiction". Eric Fonteneau transforme alors le cylindre en fuselage, insère une étrange silhouette humaine, joue avec l’éclairage. De plus la multitude de petits rivets rappelle "la carlingue d’un vaisseau spatial mais aussi l’aspect piqueté et étoilé du ciel". L’œuvre, d’une hauteur de 10 mètres, est réalisée en inox.

L'histoire du lycée : Inauguré le 5 septembre 1989 – 500 lycéens à la première rentrée aujourd'hui près de 1400 élèves et 250 adultes (dont 150 professeurs)

20 ans de réflexion et d'incertitude – architecture originale (signée des architectes nantais Gaëlle et Dominique Peneau). Tout en longueur, soit 455 mètres, le lycée se trouve entrecoupé de deux bâtiments circulaires. L’une des deux coupoles a un diamètre équivalent à celui de la Place Graslin. Mais pourquoi une telle longueur ? Les architectes parlent « d'un train de la culture qui filerait à travers les arbres ». Utilisation de matériaux nouveaux pour l'époque (aluminium, résine acrylique, béton coloré) Le rouge est un clin d'œil aux "Folies" de la Villette bâtiments conçus par Bernard Tschumi qui met en avant l'aspect artistique de l'architecture avant sa fonctionnalité.

Sur les 14 hectares, achetés en 1969 par le maire Marcel Deniau qui anticipe une hausse de la population; en effet, une prévision estimait que le nombre d’orvaltais serait, en 1978, de 31 000 habitants. Sur les 14 hectares, 8 ont été conservés pour implanter le lycée. Le terrain est en forme de « nœud papillon ». Autrefois, deux fermes y occupaient l’espace. (Les chevaux du poney club de la Salentine se reposaient dans les champs.)

(le poney club de la Salentine )

Tout au long des années 70 et 80, les élus locaux, les parents et les enseignants se mobilisent pour obtenir un lycée à Orvault, afin de désengorger les établissements du centre de Nantes.

(Pose d'une première pierre symbolique par les parents en 1973).

Sans jamais remettre en compte la création d’un lycée Nord-Ouest, l’Etat en diffère la réalisation au vu de contraintes budgétaires et d’autres besoins jugés plus urgents. Au fil du temps la réserve foncière diminue car successivement les maires d’Orvault, Michel Baudry et Maurice Poujade, aménagent des équipements sportifs sur le site de la Cholière. Piscine, terrains de tennis, gymnase, terrain de football sortent de terre. Leur présence est un atout pour y voir implanter, à proximité, un lycée. Mais l’Etat n’engage toujours pas les travaux.

Il faut attendre la loi de décentralisation de 1982 attribuant aux Régions (et non plus l'Etat) les compétences pour la création et la gestion des lycées pour que le lycée voit le jour. Du coup il est le premier lycée des Pays de La Loire !

L'inauguration a lieu le 30 septembre 1989. Le lycée propose une formation générale, une autre en hôtellerie, en mécanique, en électronique et en automatisme industriel, Coût de l’opération : 140 millions de francs.

Dernière anecdote : à son ouverture ce lycée polyvalent et hôtelier ne porte pas de nom. En octobre 1989, la Région organise un concours pour trouver un nom au lycée de la Cholière. Toutes les classes sont invitées à faire des propositions. Plusieurs noms sont ainsi proposés comme le mathématicien Claude Antoine Peccot. Afin de souligner la section hôtelière de l’établissement, la Région choisit le nom de Nicolas Appert, l’inventeur du procédé de la boîte de conserve.

Lycée Appert : http://appert.paysdelaloire.e-lyco.fr/

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