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Le Bignon

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Circuit 1 (violet) - Parcours Petit-Chantilly / Ferrière - La Ferme du Bignon

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L'origine du mot Bignon est gauloise "BUNION" et signifie source jaillissante équivalent du breton Stivell.

Au XVIIIème siècle, le Bignon est la propriété de la famille de Cadoret. Cette famille de la noblesse nantaise vit dans un manoir dont la construction remonterait au XVIème siècle. Des premiers habitants du domaine, l’histoire n’a que rarement retenu leurs noms. Seul celui de Jean Touzelin, seigneur du Bignon, au XVIIème siècle, nous est parvenu.

A cette époque le domaine du Bignon comprend un logis principal, des bâtiments de ferme, des prés, des vergers, un magnifique étang et une petite chapelle.

En 1844, l’armateur Jules Sallentin achète le domaine à la famille de Cadoret puis en 1870 le Bignon change une nouvelle fois de propriétaire. Joseph Vincent acquiert le domaine qui s’étend de la route de Vannes au Pont du Cens. Il construit alors le château de la Gobinière et détruit le manoir du Bignon où seule la ferme reste en activité.

Au XIXème siècle, à Nantes, il est d’usage chez les familles bourgeoises de développer sur leur domaine et pour leur consommation personnelle, une importante culture de légumes. Les familles embauchent alors des jardiniers professionnels qui se spécialisent dans les cultures de salades, de légumes variés, de fruits et de fleurs. Au Bignon,  le Grand-Père Langlais y occupe cette fonction de jardinier et travaille pour la famille Vincent.

 En 1919, Louis Alexis Langlais achète à la famille Vincent une partie des terres ainsi que les bâtiments, aujourd’hui restaurés, pour en faire son lieu d’habitation. Plus tard, d’autres agriculteurs s’installent au Bignon : les familles Le Gac et Turpin-Foucher.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, ces familles d’agriculteurs transforment leurs terres en exploitation maraichère pour répondre aux besoins de la population. Ils y cultivent principalement des radis, des carottes, du céleri, et du cresson. Au milieu des années 50, le muguet sera également produit au Bignon.

Jusqu’à la fin des années 80, les tenues maraichères sont très actives mais faute de pouvoir accroitre leur production, les exploitations disparaissent au début des années 90.

Peu à peu le quartier s’urbanise : construction des premiers logements en 2002, arrivée du tramway en 2004. Une partie de la ferme du Bignon est restaurée par la Ville en 2009, afin de garder un témoignage de ce passé agricole et maraichère des familles Langlais, Le Gac et Foucher. 

*En 1943 la commune regroupait 199 exploitations agricoles aujourd'hui 15.

A signaler le bas-relief qui représente une botte d'asperges. Autrefois installée sur le pignon d’un café, route de Vannes, ce bas-relief est maintenant visible sur un rond-point, à deux pas du Bignon.